Rencontre avec Clémentine Lévy, fondatrice de Peonies

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Rencontre avec Clémentine Lévy, fondatrice de Peonies

Peonies Paris

D’abord mannequin puis chroniqueuse sur Canal + aux côtés de Mouloud Achour dans  » La Clique », Clémentine Lévy incarne le mouvement des slasheurs. Mais elle préfère le terme de couteau-suisse pour définir ceux et celles qui se plaisent à changer de métier. Depuis le début de sa carrière, la jeune femme a fait le choix de ne pas se plier aux règles du salariat pour tenter l’aventure à son compte. Après avoir touché à de nombreux domaines, Clémentine a ouvert en 2017 sa première affaire, PEONIES, un café-fleurs dans le 10e arrondissement de Paris. Rencontre avec cet électron libre issu de la génération des Millenials.

 

Tu étais une chroniqueuse prometteuse, pourquoi n’es-tu pas restée dans l’univers de l’audiovisuel ? 

J’ai passé un an « chez Canal », je mets des guillemets parce que l’émission de Mouloud était produite par sa propre boîte de production et nos bureaux n’étaient pas situés dans le même lieu que le studio de tournage. C’était une expérience que j’avais envie de vivre mais cela m’a également permis de me rendre compte que je ne voulais pas en faire mon métier.

 

Cette transition, elle est venue sur le tard ou c’est quelque chose que tu as toujours voulu ? 

J’ai toujours été indépendante, sans compter que j’ai changé régulièrement d’activité. J’aime toucher à tout et tenter des choses ! En dix ans à Paris, j’ai exercé 7 ou 8 activités différentes. Cette dynamique me plaît et je continuerai à expérimenter autant que possible !

 

Entre la réflexion du projet et l’ouverture de PEONIES, il s’est passé combien de temps ? 

Pile poil un an, mais vraiment, à un jour près !

 

Le concept de PEONIES est inédit en France. As-tu parfois douté de ton concept ? 

Je n’ai jamais douté justement car c’est un concept inédit. On a cette chance à Paris de pouvoir créer un lieu et d’attirer rapidement la curiosité. Surtout lorsque le concept détonne avec ce qui existe déjà sur le marché. J’ai pris le parti de tout faire moi-même, du café jusqu’aux fleurs, sans faire appel à des partenaires pour que mon lieu soit vraiment authentique.

 

Parle-nous de ta formation de fleuriste. C’était difficile de se remettre dans les études ?

J’ai volontairement fait une formation très courte, chez une designer florale parisienne connue pour travailler des fleurs de jardin.  Son style est moins classique que ce qu’on apprend en école et c’est ça qui me plaît. En effet, je voulais garder de la naïveté dans mes bouquets, de la spontanéité. C’était un challenge de me retrouver le premier jour dans mon atelier et de me dire « bon, ok maintenant vas-y, lance-toi et crée ! »

 

Dès son ouverture, PEONIES a rencontré un large succès. Qui sont tes clients ? 

Ma clientèle est en grande partie féminine. Les couleurs très douces, le concept en lui-même les attire beaucoup ! Il faut dire que ces dernières manquaient aussi d’un endroit où se réfugier dans ce quartier, loin du bruit et de l’activité bouillonnante du Faubourg Saint-Denis.

 

On remarque que tu as accordé une grande importance à la décoration. A qui as-tu fait appel pour te conseiller ? 

J’ai fait appel à un duo hors-pair : l’architecte Eloïse Bosredon et le directeur artistique Romain Chirat. Tous les trois, nous avons travaillé main dans la main pour donner vie à un endroit sans comparaison, aussi bien à Paris que dans le monde. Nous avions envie de quelque chose de fort et de percutant. Eloïse a pensé au carrelage vert, aux matières brutes comme le terrazzo pour les tables. Quant à Romain, il a imaginé un logo et une identité visuelle simples mais efficaces. C’était un vrai bonheur de travailler avec eux.

 

Peonies, un café-fleurs ambitieux au succès retentissant

Rencontre avec Clémentine de Peonies

 

Côté rythme de travail, raconte-nous ton quotidien !

Mes journées sont bien remplies. Je travaille du mardi au dimanche, j’arrive le matin entre 7h et 7h30 à la boutique pour préparer des bouquets, puis je m’attaque à la mise en place et la calibration du café. La journée, si je n’ai pas de staff pour me remplacer, je m’occupe des clients jusqu’au soir. Sinon il m’arrive de m’échapper quelques heures, soit pour des rendez-vous ou des castings, ou juste pour aller boire un café ailleurs que chez moi !

 

Des outils de travail dont tu ne peux pas te passer ?

Mon ordinateur évidemment, il est fixé à ma caisse constamment, je m’en sers pour répondre aux mails ou payer les factures dès que j’ai un moment de répit. Je suis également ultra-connectée à l’Instagram de PEONIES pour répondre aux messages, aux commentaires, améliorer le profil… Et puis je me balade aussi sur Pinterest pour guetter de nouvelles idées et faire évoluer le shop.

 

Tu as toujours des projets sur le feu, un prochain à nous communiquer ? 

Pas pour le moment mais je ne compte pas m’arrêter à un seul PEONIES, ça c’est sûr et certain !

 

Ton rêve d’entrepreneuse ? 

Ouvrir PEONIES à l’étranger.

 

Pour toi, il faut quelles qualités pour être entrepreneur ? 

De la patience ! Être coriace, croire en soi, savoir s’écouter aussi. Et de l’optimisme, beaucoup d’optimisme !

 

Beaucoup de jeunes n’osent pas se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat. Tu as des conseils à transmettre ? 

Je dis très souvent cette phrase en interview : si tu es convaincu(e), tu seras convaincant(e). C’est mon mojo et je le répète à toute personne qui passe au shop pour me demander des conseils !

 

Retrouvez Clémentine Lévy du mardi au dimanche chez Peonies, 81 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

 

Crédit photos : Pauline Darley et peonies

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Posted on novembre 23, 2017

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